Avenc Montserrat
Petite cavité de 38 m de parcours dans la serra del Cairat, près du coll de Cassot (Esparreguera), d'intérêt biospéléologique.
EspeleoWorld
Avenc Montserrat
Petite cavité de 38 m de parcours dans la serra del Cairat, près du coll de Cassot (Esparreguera), d'intérêt biospéléologique.
Esparreguera · Baix Llobregat
Longueur: 38 m · Profondeur: 6 m
Fiche actualisée
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Petite cavité de 38 m de parcours dans la serra del Cairat, près du coll de Cassot (Esparreguera), d'intérêt biospéléologique.
Topographiques
Espeleoindex · CC BY-NC 4.0, https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ · Image © son auteur.
Description
Morphologie
L'entrée, en forme de gouffre, permet, après avoir franchi un petit puits de 2 mètres, de suivre une galerie qui rencontre aussitôt un autre ressaut. Une fois franchi, on trouve à gauche une ouverture qui mène à une salle de 4 sur 3 mètres, bien que le plafond ne dépasse pas 1 mètre de hauteur. À l'une de ses extrémités, et par un passage élevé, on arrive à un habitacle plus réduit bien qu'un peu plus haut. Avant d'accéder à la salle, par le côté droit de la galerie d'entrée, on peut continuer sur environ 3 mètres de galerie supplémentaires.
Histoire
L'avenc Montserrat a été trouvé par Vicenç Cusó i Armengou et d'autres membres de l'ERE – CEC le 24 décembre 1961. Ils lui ont donné le nom de Montserrat car depuis sa boca on voit une bonne panoramique de la montagne de Montserrat. Ils lui ont assigné 8 mètres de profondeur.
Vers l'année 1965, le SIRE – UEC Olesa de Montserrat, tout juste créé, commence ses prospections et explorations dans la zone de Coll de Cassot et, entre autres cavités, retrouve l'avenc Montserrat que, pensant qu'il s'agit d'une cavité inédite, ils rebaptisent Cova Fuillerat, bien qu'il ait toujours été plus connu sous ce nom que sous l'original. À la disparition du groupe, ses composants créent en septembre 1969 la délégation de la SIS – CE Terrassa à Olesa de Montserrat et continuent à travailler dans la zone, lèvent de nouvelles topographies, magnifiquement dessinées par Joan Morera et qui malheureusement restent inédites pour toujours.
Vingt ans plus tard, des membres de la SIS – CE Terrassa ont entrepris la tâche de catalogage de la zone et, une fois achevé, il n'a jamais pu être publié. Son auteur, l'ami Xavier Badiella, nous a fourni une copie dudit travail afin d'inclure les cavités dans Espeleoindex.
Bio
Le 1er janvier 1962, quelques jours après sa découverte, Vicenç Cusó et Oscar Andrés visitent la cavité à l'initiative biospéléologique d'Oscar et y récoltent deux coléoptères Speophilus kiesenwetteri. Ils sont portés au Museu de Zoologia de Barcelona et semblent déjà un peu différents de ceux de Montserrat et Sant Llorenç del Munt.
Le Dr Francesc Español profite de l'occasion pour faire des pratiques de systématique sur les cavernicoles à un de ses disciples qui alors s'initiait à la biospéléologie : Oleguer Escolà. Et celui-ci localise la cavité (semble-t-il avec des indications pas trop précises d'Esteve Petit Llongueras, raison pour laquelle il monte jusqu'au sommet de Sant Salvador de les Espases) et y effectue deux visites le 30-XII-62 et 4-I-63 avec la pose d'appâts de fromage et de bière qui lui permettent de réunir une vingtaine d'exemplaires de Speophilus, aujourd'hui Troglocharinus kiesenwetteri (Dieck, 1869).
Cet insecte est décrit dans le travail de O. Escolà :
Escolà, O., 1966.- “Contribución al conocimiento de los Speophilus del grupo kiesenwetteri Dieck”. International Journal of Speleology (2): 195-205
comme Speophilus kiesenwetteri andresi ssp. n., et actuellement le nom qui lui correspond est Troglocharinus kiesenwetteri andresi Escolà.
comme une nouvelle sous-espèce du coléoptère des cavités de Montserrat, différente aussi de l'espèce qui vit dans une unique localité, la cova del Petracó (Troglocharinus patracoi Zariquiey, 1922).
Suivant le magistère d'Español, il est décrit comme une sous-espèce de kiesenwetteri, bien que depuis longtemps on pense que si le patracoi mérite le rang d'espèce, celui-ci le mériterait encore plus. Les études de l'année passée et de cette année avec de l'ADN (acide désoxyribonucléique) sembleraient confirmer cette élévation au rang d'espèce indépendante, bien que ces considérations soient très subjectives, qu'une forme taxonomique soit espèce ou sous-espèce est une chose de très peu ou pas d'importance et, selon le maître, mieux vaut se consacrer à des choses importantes et non à ces menus détails.
Le coléoptère de Montserrat, le Troglocharinus kiesenwetteri, a été le premier cavernicole catalan décrit de la cova del Salnitre par le grand zoologiste Dieck, lors d'une visite qu'il y a faite et il l'a décrit comme Adelops kiesenwetteri.
Reitter en 1885 (avec un très bon critère) en a fait un genre nouveau qu'il a appelé Perrinia, mais Jeannel en 1911 a découvert que ce nom était déjà préoccupé (par un mollusque Trochidae de l'océan Indien), il a dû le changer, il l'a appelé Speophilus ("amant des grottes").
Les disciples d'Español ont continué à augmenter la connaissance de ces cavernicoles, nous avons ajouté des centaines de nouvelles localisations des espèces et de nouvelles espèces pour la science, et si d'abord les deux genres Speophilus et Troglocharinus avaient peu d'espèces et de très bons caractères de séparation entre eux, avec la trentaine d'espèces actuelles les caractères génériques se sont réduits, jusqu'à ce qu'en 1978 Speophilus soit considéré comme un sous-genre de Troglocharinus et qu'ensuite les deux aient dû être réunis ; comme la dénomination que reçut le genre du premier cavernicole catalan Speophilus datait non de 1869 mais de 1924, et qu'en 1908 Reitter avait décrit le genre Troglocharinus (sur le Troglocharinus ferreri récolté en 1907 par Faura i Sans à l'avenc d'en Roca), celui-ci avait la priorité.
Speophilus a disparu de la nomenclature zoologique et ne se maintient que dans la racine d'un autre genre de la cova de Rialb, la Perriniella, dont il n'y avait que deux espèces (P. faurai de la cova de Rialb et P. bofilli de la cova de les Encantades del Puigmal) jusqu'à ce que récemment un biospéléologue français en ait trouvé une autre dans des nids de marmottes dans les Pyrénées françaises : P. fresnedai.
(Information fournie par Oleguer Escolà i Boada, ERE del CEC).
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Bibliographie
- Badiella, X. (2000).- “ Les cavitats del Coll del Cassot” (treball inèdit). SIS – CE Terrassa.
- Escolà, O., 1966.- “Contribución al conocimiento de los Speophilus del grupo kiesenwetteri Dieck”. International Journal of Speleology (2): 195-205
- SIRE – UEC Olesa (1966).- “Las actividades de la SIRE de Olesa de Montserrat en Coll de Cassot”. Boletín de Información SIRE (2-3): 7-8 (1ª época) SIRE – UEC Sants. Barcelona
- Valles, Jordi de (2016).-”Baix Llobregat”. Catàleg Espeleològic de Catalunya (Vol.6):1-468. EC Gràcia/Federació Catalana Espeleologia.
Grottes à proximité
Source : Espeleoindex (espeleoindex.com), avec modifications. CC BY-NC 4.0, https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/




