
Avenc de l'Esquerrà
L'avenc de l'Esquerrà, dans le massif de Garraf, est la cavité la plus importante et complexe, avec 291,4 m de profondeur et trois voies : Via Normal – Anna Maria Pallejà, Via Rat-penat et Via Lamarca-Torras.
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Avenc de l'Esquerrà
L'avenc de l'Esquerrà, dans le massif de Garraf, est la cavité la plus importante et complexe, avec 291,4 m de profondeur et trois voies : Via Normal – Anna Maria Pallejà, Via Rat-penat et Via Lamarca-Torras.
Olesa de Bonesvalls · Alt Penedès
Longueur: 2050 m · Profondeur: 291 m
Fiche actualisée
https://espeleoworld.com/fr/c/avenc-de-l-esquerra
Les informations peuvent changer. Vérifiez toujours les coordonnées, l'accès, la météo et l'état de la cavité avant de partir.
L'avenc de l'Esquerrà, dans le massif de Garraf, est la cavité la plus importante et complexe, avec 291,4 m de profondeur et trois voies : Via Normal – Anna Maria Pallejà, Via Rat-penat et Via Lamarca-Torras.
Topographiques
Espeleoindex · CC BY-NC 4.0, https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ · Image © son auteur.
Photos
Espeleoindex · CC BY-NC 4.0, https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ · Image © son auteur.
Description
Morphologie
L'avenc de l'Esquerrà est la cavité la plus importante du massif du Garraf, elle comporte trois voies, connues sous les noms : Via Normal - Anna Maria Pallejà ; Via Rat-penat ; et Via Lamarca-Torras. Son dénivelé contrasté topographiquement est de -291,4 mètres, tandis que le parcours également contrasté est de 1.938 mètres, résultat de la somme de la topographie de 2007 plus la topographie du Meandre dels Ribetans : 1784 +154. Ici il faudra ajouter le parcours du tronçon final de la Via Anna et quelques petits conduits latéraux explorés par la SES – GE Ribes, dont il n'existe pas de topographie contrastée mais qui feront très certainement arriver à dépasser, peut-être de peu, les 2000 mètres de parcours total.
La bouche est presque circulaire, d'environ 5 mètres de diamètre, elle donne accès au grand puits Faura i Sans de 67,7 mètres de verticale, qui durant ses premiers mètres conserve les dimensions, s'élargissant ensuite vers le N. À -14 mètres nous trouvons le replat de la Providència, qui donne accès à la voie Rat-penat ; à -34 mètres s'ouvre dans la paroi S une fenêtre par laquelle on accède à une étroite galerie qui, après 5 mètres, aboutit à la salle Artur Brussoto. Déjà à la base de cette première verticale, couverte de pierres et d'autres déchets provenant de l'extérieur, s'ouvre une nouvelle verticale de -21 mètres, qui nous situe dans la salle de la Paciència. En marchant quelques mètres, nous observons un brusque changement de dimensions ; au-dessus de nos têtes s'élève le puits J.M. Torras, provenant de la salle Artur Brussoto. Une courte galerie de section modeste nous situe devant une nouvelle verticale de -12 mètres, atterrissant dans une petite salle du côté N, de laquelle partent des ressauts qui descendent le puits du Xarel·lo, celui-ci ayant l'aspect d'un méandre. Une fois en bas, nous nous trouvons devant un passage étroit vertical, il s'agit de la Gatonera de l'Anna, point où commence la voie Anna. Descendus de quelques mètres par la chatière, nous arrivons à un balcon devant une nouvelle verticale de -19 mètres, le puits des Cristalls ; entre ce puits et le suivant, appelé J.M. Anglada, se développent une série de galeries et de puits secondaires, comme le Túnel de la Pastanaga. Le puits J.M. Anglada a -23 mètres et est totalement aérien, à sa base, un ressaut nous situe dans une salle inférieure à plafond bas et pleine de sédiments argileux, où commence une galerie étroite avec d'importantes concrétions qui débouche sur un dernier puits de -14,5 mètres qui nous situe dans la salle GES, à -204 mètres. À travers un passage étroit on accède à une série de petits puits et galeries qui mènent à la cote -245 mètres, où nous trouvons un passage impraticable d'où sort un notable courant d'air.
Au fond du Pou GER s'ouvre une zone à prédominance horizontale constituée par un méandre originaire de dissolution – corrosion. Ce méandre, avec d'évidents signes de l'extraordinaire désengorgement réalisé par les membres de la SES- GE Ribes, présente une largeur de 0,6 mètres et une hauteur également de 0,60 mètres. À 20 mètres de parcours, il tourne à 90º et donne accès à la Sala del Part où les dimensions sont un peu plus spacieuses. Un peu plus loin on arrive à la zone des puits (P-16 ; P-9 et P-6, consécutifs) où la morphologie du conduit change notablement, augmentant beaucoup les dimensions, qui atteignent jusqu'à 3,90 mètres de largeur. À la base de chaque puits, qui sont des rampes d'environ 55º d'inclinaison, on peut remonter quelques mètres « en amont » pour arriver à la base d'une petite cascade où s'origine un petit lac. Entre la deuxième et la troisième verticale se trouve un passage étroit (Gatonera del Fang-dango) où il est nécessaire de ramper dans la boue et qui permet d'entrer dans le P-6 qui est une rampe présentant un abondant revêtement lithochimique sous forme de coulées et les parois nettes de sédiment. À ce point on entre dans un étroit méandre à prédominance sub-horizontale (Meandre de les Termòpiles) avec quelques petits ressauts et les parois couvertes de sédiment. L'avancée redevient inconfortable et il faut aller chercher les zones les plus larges pour pouvoir progresser. Plus loin cela s'élargit à nouveau et on arrive au point le plus délicat de la cavité, spécialement au moment de remonter. Ce passage étroit communique avec une rampe au sol stalagmitique et une verticale de 7 mètres. À sa base le petit cours actif se perd sous la couche de sédiment. À ce point il y a une minuscule petite salle de seulement 1,4 mètres de largeur suivie d'une courte galerie horizontale, où le plafond descend en suivant un plan de stratification jusqu'à fermer la galerie par un bouchon de boue. À l'extrémité la plus profonde et à côté d'un curieux pendant on atteint le point de profondeur maximale à la cote -291,4, c'est-à-dire à 42 mètres au-dessus du niveau de la mer. En raison de la facilité avec laquelle on retire le sédiment de ce bouchon de boue, un désengorgement serait faisable, mais l'accès à ce point final rendrait les travaux très difficiles.
Spéléothèmes
La salle de la Platja tourne en trouvant un passage étroit entre des colonnes stalagmitiques, c'est le Taló d'Aquil·les, passage descendant de -4,5 mètres un peu difficile. Une fois franchi et dans une petite marmite, on observe une grande salle à la base inclinée qui conduit au puits R. Passant, de -15 mètres. De son fond part une galerie méandriforme au bout de laquelle nous trouvons un ressaut qui nous situe dans la salle GES à -209 mètres de profondeur. Un passage étroit initial mène à une petite salle, après un autre rétrécissement et un passage étroit où il faut se mouiller nous arrivons à une désescalade de deux mètres où l'on arrive à une salle plus large. Sans descendre le puits des Cristalls, on passe par des formations et on arrive à la main courante qui traverse le puits GER vers le segon sector. En traversant la main courante on peut continuer jusqu'à trouver un brusque changement de direction. À quelques mètres, par une corde, on monte à la partie haute de la galeria Lamarca. En continuant par un niveau supérieur jusqu'à la partie la plus haute du puits, une main courante mène à une fenêtre suspendue qui est l'entrée du tercer sector. Un petit ressaut de 2 mètres, et un puits qui se termine en une galerie descendante de bonnes dimensions avec beaucoup de boue, mène à la salle Caparrós. Le fond de la salle se trouve à -226 mètres. Près d'ici se développe la galerie ascendante Fang-Fang, qui se termine après un passage étroit à -191 mètres de profondeur.
PUITS CONCRÉTIONNÉS : Pour y accéder, il faut se situer au début de la coulée située dans la salle A. Brussoto, en direction du puits J. León. Avant de descendre par la coulée, il faut contourner par la gauche le grand bloc ; à quelques mètres on remonte par la droite pour chercher la partie supérieure du puits J. León. En contournant celui-ci et en passant par un passage étroit entre des blocs, nous arrivons au commencement de la voie. Celle-ci est formée par un ensemble de puits en forme de fuseau, lesquels sont reliés ; la caractéristique la plus remarquable, comme son nom l'indique, est la grande profusion de concrétion existant dans toute son étendue ; il y a divers puits latéraux qui restent séparés par de minces cloisons de concrétion, qui subdivisent les puits originaux.
Hydrologie
À la base de chaque puits, qui sont des rampes d'environ 55º d'inclinaison, on peut remonter quelques mètres « en amont » pour arriver à la base d'une petite cascade où s'origine un petit lac. À la base de la verticale de 7 mètres le petit cours actif se perd sous la couche de sédiment.
Progression
VIA NORMAL – ANNA MARIA PALLARÈS : La bouche est presque circulaire, d'environ 5 mètres de diamètre, elle donne accès au grand puits Faura i Sans de 67,7 mètres de verticale, qui durant ses premiers mètres conserve les dimensions, s'élargissant ensuite vers le N. À -14 mètres nous trouvons le replat de la Providència, qui donne accès à la voie Rat-penat ; à -34 mètres s'ouvre dans la paroi S une fenêtre par laquelle on accède à une étroite galerie qui, après 5 mètres, aboutit à la salle Artur Brussoto. Déjà à la base de cette première verticale, couverte de pierres et d'autres déchets provenant de l'extérieur, s'ouvre une nouvelle verticale de -21 mètres, qui nous situe dans la salle de la Paciència. En marchant quelques mètres, nous observons un brusque changement de dimensions ; au-dessus de nos têtes s'élève le puits J.M. Torras, provenant de la salle Artur Brussoto. Une courte galerie de section modeste nous situe devant une nouvelle verticale de -12 mètres, atterrissant dans une petite salle du côté N, de laquelle partent des ressauts qui descendent le puits du Xarel·lo, celui-ci ayant l'aspect d'un méandre. Une fois en bas, nous nous trouvons devant un passage étroit vertical, il s'agit de la Gatonera de l'Anna, point où commence la voie Anna. Descendus de quelques mètres par la chatière, nous arrivons à un balcon devant une nouvelle verticale de -19 mètres, le puits des Cristalls ; entre ce puits et le suivant, appelé J.M. Anglada, se développent une série de galeries et de puits secondaires, comme le Túnel de la Pastanaga. Le puits J.M. Anglada a -23 mètres et est totalement aérien, à sa base, un ressaut nous situe dans une salle inférieure à plafond bas et pleine de sédiments argileux, où commence une galerie étroite avec d'importantes concrétions qui débouche sur un dernier puits de -14,5 mètres qui nous situe dans la salle GES, à -204 mètres. À travers un passage étroit on accède à une série de petits puits et galeries qui mènent à la cote -245 mètres, où nous trouvons un passage impraticable d'où sort un notable courant d'air.
VIA RAT-PENAT : Elle a son début -14 mètres sous la bouche du grand puits Faura i Sans, lieu où se trouve le replat de la Providència ; un bref tronçon de galerie descendante débouche dans un grand puits de -24 mètres qui atterrit dans la salle A. Brussoto, celle-ci étant occupée par d'énormes blocs. Du côté SE, une courte rampe se jette dans le grand puits J.M. Torras, qui atterrit dans la salle de la Paciència, communiquant de cette manière avec la voie Normal. Situés de nouveau dans la salle A. Brussoto, et en passant sous un bloc, on arrive à une coulée en pente douce qui se jette dans le puits J. León, de -34 mètres de profondeur. Ensuite un ressaut de -6 mètres nous situe dans la petite salle connue sous le nom de Cambra Nupcial ; d'elle part aussi la voie Lamarca-Torras. Suivent ensuite les Pous del Balconet, que nous descendrons en trois étapes. Une chatière et un ressaut nous situent dans une zone complexe avec différents étages superposés, et communiqués entre eux par des puits. Différents ressauts et une verticale de -12 mètres nous situent dans la salle de la Platja. La salle de la Platja tourne en trouvant un passage étroit entre des colonnes stalagmitiques, c'est le Taló d'Aquil·les, passage descendant de -4,5 mètres un peu difficile. Une fois franchi et dans une petite marmite, on observe une grande salle à la base inclinée qui conduit au puits R. Passant, de -15 mètres. De son fond part une galerie méandriforme au bout de laquelle nous trouvons un ressaut qui nous situe dans la salle GES à -209 mètres de profondeur. Un passage étroit initial mène à une petite salle, après un autre rétrécissement et un passage étroit où il faut se mouiller nous arrivons à une désescalade de deux mètres où l'on arrive à une salle plus large. Sans descendre le puits des Cristalls, on passe par des formations et on arrive à la main courante qui traverse le puits GER vers le segon sector. En traversant la main courante on peut continuer jusqu'à trouver un brusque changement de direction. À quelques mètres, par une corde, on monte à la partie haute de la galeria Lamarca. En continuant par un niveau supérieur jusqu'à la partie la plus haute du puits, une main courante mène à une fenêtre suspendue qui est l'entrée du tercer sector. Un petit ressaut de 2 mètres, et un puits qui se termine en une galerie descendante de bonnes dimensions avec beaucoup de boue, mène à la salle Caparrós. Le fond de la salle se trouve à -226 mètres. Près d'ici se développe la galerie ascendante Fang-Fang, qui se termine après un passage étroit à -191 mètres de profondeur.
VIA LAMARCA – TORRAS : On accède à cette voie, après avoir remonté un mètre et demi la Cambra Nupcial ; c'est une chatière qui, à la suite d'un ressaut de -4 mètres, nous situe sur un balcon au-dessus du puits E. Lamarca ; la verticale a -45 mètres presque totalement aériens, le puits atteignant une importante section transversale. Situés à la base, la cavité continue par une fenêtre située 5 mètres plus haut, il faut penduler pour y accéder ; une fois à la fenêtre, commence une galerie à forte inclinaison. Un ressaut de 2 mètres précède une nouvelle verticale de -19 mètres. Depuis la coupole de ce puits, une main courante ascendante mène à la galerie Grúmuls ; il s'agit d'une galerie de forme elliptique par laquelle, en grimpant 10 mètres, on accède à un niveau supérieur avec une galerie plus petite. Situés de nouveau au puits de -19 mètres, une fois à sa base, il faudra réaliser une courte remontée jusqu'à atteindre la Fonteta, il s'agit d'une petite salle sableuse et en partie couverte d'eau ; à gauche, en franchissant un ressaut, nous trouvons des méandres que nous suivrons à mi-hauteur jusqu'à arriver à une fenêtre qui donne sur un court puits avec la base couverte d'eau, qui est le point le plus bas de cette voie, -193 mètres.
Histoire
Cavité connue depuis des temps reculés par les gens de la contrée, car elle se trouve sur la propriété de ca l'Esquerrà. La première citation bibliographique est fournie par Font i Sagué dans son Catàlech (1897), lui attribuant une profondeur de 76 mètres, selon un sondage réalisé par lui-même le 25 juin 1897, durant les sorties préliminaires à ses explorations. Le 12 juillet 1908 a lieu la première exploration dirigée par Faura i Sans et avec la participation de membres du Club Muntanyenc, avec Albert Santamaria comme homme de pointe ; Josep Mª Có de Triola, faisant des photographies ; Escofet, Bertrand, Vidal et J. Mitjans, héritier de ca l'Esquerrà. Ils descendent le premier puits auquel ils assignent une profondeur de -76 mètres, et sondent le suivant pou de l'Esperança, auquel ils attribuent une profondeur exagérée, car ils situent la base de celui-ci à -150 mètres. En même temps, Faura fait remarquer l'existence d'une voie latérale qui s'ouvre à -15 mètres, la baptisant avenc del Rat-penat (sur la topographie elle apparaît comme sima del murciélago). Durant cette exploration descend aussi l'avenc, Providència Mitjans (fille de ca l'Esquerrà) et qui, à titre anecdotique, devient la première femme qui pratique la spéléologie en Catalogne. Elle le fait jusqu'au replat qui porte son nom et qui marque le début de la voie Rat-Penat. En 1928 Joan Mas, de Begues, avec d'autres amateurs du village, effectue une nouvelle descente. La presse le considère comme un exploit, et ils assurent avoir atteint les 200 mètres de profondeur ; en réalité c'était la cote -110. Cette exploration, réalisée au mois d'avril, devança de deux mois celle que réaliserait ensuite Rafael Amat i Carreras (Amat attendait que la route d'Olesa soit terminée pour pouvoir y aller avec sa voiture). Finalement, l'exploration de Rafael Amat se réalisa le 10 juin 1928 avec un groupe du Centre Excursionista Barcelonès, des amis de Begues, parmi eux Joan Mas, et un natif d'Olesa de Bonesvalls, Xarel·lo, qui voulut faire partie de l'exploration de l'avenc le plus important de son village ; un des puits portera son nom. L'expédition arriva à la cote -120 mètres, et ils considérèrent être arrivés au fond de l'avenc. Après un long silence, le 19 avril 1948, Montoriol, Vicens, Rovira et Carbonell, membres du tout juste créé cette même semaine, GES-CMB, organisent une nouvelle descente, arrivant au même point qu'Amat i Carreras. L'exploration fut un cumul de déspropres et d'imprudences. Quatre ans plus tard, Montoriol (1952) fit un récit dramatique de cette nuit vécue à l'intérieur de l'avenc. La Via Rat-penat continuait inexplorée, jusqu'à ce que les 1 et 2 novembre 1952, également membres du GES-CMB (Brusotto, Lamarca, Godall, Ferrero, Cruz), décidèrent de l'explorer. Ce jour-là ils arrivèrent à environ 90 mètres de profondeur. À partir de ce moment l'Avenc de l'Esquerrà devient une activité prioritaire de tous les membres du GES et les explorations systématiques commencent, priorisant l'exploration de la voie Rat-penat, à cette époque ils commençaient déjà à disposer d'un matériel assez « moderne » importé de France. Ils arrivent à -130 mètres et découvrent la communication avec la voie normale (Pou Torras). Au cours d'autres explorations, ils atteignent les -165 mètres et explorent les puits concrétionnés. En 1954, des membres du GES, SES et UEC, continuent les explorations. Enric Lamarca et Josep M. Torras, découvrent une importante voie latérale à la voie Rat-Penat, qui sera celle qui, avec le nom de ces deux spéléologues du GES, atteindra cette même année la cote -193 mètres. En 1955 on arrive jusqu'au fond de la voie Rat-Penat. Parmi les sept spéléologues participants il y a une femme, Maria Puig, du GES-CMB, qui passa à détenir le record féminin espagnol de profondeur. En 1956, alors que l'avenc était considéré comme totalement exploré, Anna Maria Pallejà, du GES-CMB, découvre durant des travaux topographiques une chatière située à -120 mètres qui, après un désengorgement, donne accès à la voie qui porte son nom, on arrive au fond de la voie cette même année. En 1968 est présentée la première topographie complète de l'avenc, réalisée par le GES, la cote maximale se situe dans la voie Rat-penat, avec une profondeur de -206 mètres. En 1973, la SIE-CEA consacre différentes journées à faire une révision topographique et le résultat donna environ 10 mètres de réduction des cotes de la topographie du GES dans les trois voies : la cote finale de la voie Rat-penat, situe le fond à -197,4 mètres, la voie Anna passe à – 194 et la voie Lamarca-Torras situe le fond à – 181. Cette topographie resta inédite, mais nous avons pu localiser le dessin de l'élévation de la voie Rat-penat. En 1982, des membres de l'ECG entreprennent une reconnaissance systématique de tous les puits de la cavité, à la recherche de possibles galeries suspendues qui mènent à découvrir diverses galeries de peu de parcours ainsi qu'une salle de 10X6 mètres. Une nouvelle topographie est réalisée, atteignant la profondeur maximale dans la voie Rat-penat, avec -209 mètres. En 1994 le GER (Rubí), réalise un désengorgement dans la salle GES de la voie Rat-penat, trouvant de nouvelles galeries et puits, terminant l'exploration dans le Pou GER, situant la profondeur maximale à -236 mètres. Le GER (Rubí), après plusieurs tentatives, finalement en 1997 réussissent à accéder à la voie Lamarca-Torras, au pou de la Fonteta et à la galerie Grúmuls. Le même groupe en 1999, désengorge avec des micro-explosifs la rampe du Fang-Fang atteignant plus de parcours. En 2003, le GER (Rubí) réalise un désengorgement au fond de la voie Lamarca-Torras, où ils parcourent environ 7 mètres. Dans la même voie, ils désengorgent un passage au Túnel del Infern, qui leur donne plus de parcours. À partir de l'an 2007 et jusqu'en 2010, des membres de la SES-GER de Sant Pere de Ribes, initient une série d'explorations et de désengorgements, qui donnera comme résultat la découverte de nouveaux puits dans la voie Anna Maria Pallejà, laquelle atteint la profondeur de -245 mètres ; dans cette voie, S. Serrano et X. Atencia trouvent au fond d'un petit puits de 7 mètres dans le Túnel de la Pastanaga, une note datée de l'année 1956 et signée par les membres du GES-CMB. Ils explorent aussi une ramification dans cette voie, le passatge de la Flama de les Ànimes, dans celle-ci en plus de diverses salles, ils trouvent la galerie de plus grand parcours de la cavité, avec 45 mètres. À -12 mètres de la bouche d'accès, ils explorent la galerie des cent ans. Toutefois dans la voie Rat-Penat, ils atteignent les -305 mètres de profondeur ; de ces explorations on n'a connaissance que de la réalisation de quelques croquis, sur lesquels ne figure aucune échelle. Le 22 janvier 2013, Judit Parés de 16 ans et Alejandro Serrano du SES-GER, réalisent une nouvelle exploration jusqu'à la fin de la voie Rat-Penat, situant selon eux, la cote finale à -336 mètres de profondeur, en cette occasion des données topographiques sont prises, bien que nous n'ayons connaissance que de la publication d'une polygonale de l'élévation. Deux mois plus tard le SES-GER, répète à nouveau l'exploration pour un documentaire télévisé. Finalement, le 26 janvier 2019, Luis Almela, Joaquín Almela (EC Castelló) et Vicente Barraquet (UEC – Tortosa), soutenus par des collègues de leurs clubs respectifs, réalisent une exploration complète et la topographie correspondante du Meandre dels Ribetans, arrivant à la cote de profondeur maximale de l'avenc qui se situe à 291,4 mètres. Toutefois ils ont pris les mesurages correspondants le long de toute la Via Rat-penat et ont pu faire une comparaison avec toutes les cotes des topographies antérieures.
Bio
Coléoptères : Troglocharinus ferreri Reitt.
- 00-05-1948 Francesc Vicens 1 indiv.
- 19-05-1957 J.M. Anglada 3 indiv.
- 17-04-1964 O. Escolà 54 indiv.
- 01-02-1970 Ll. Auroux ?
- 14-06-1970 O. Escolà 8 indiv.
- 08-08-1976 O. Escolà 3 indiv.
- 27-05-1979 O. Escolà 4 indiv.
- 25-01-1980 O. Escolà 11 indiv.
- 19-12-1982 O. Escolà 230 indiv.
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Bibliographie
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- Dades i croquis extrets del blog (www.espeleobloc.com.es) posts dels dies 15-02-2009 i 18-03-2013.
- Fotografies de Jordi de Cabo de la via Lamarca-Torras, extretes del blog de ratpenat (blogs.barrabes.com) blog Espeleo y fotografia. Post del dia 1-12-2013.
- Fotografies de Jordi de Cabo de la via Normal-Anna Mª Pallejà extretes del blog (espeleoyfotografia.blogspot.com.es) post del dia 28-05-2017
- Documents i fotografies originals (2019) facilitades per Luis Almela Agost, de l'Espeleo Club Castelló
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